« Les Flots rances de l’Arno » de Michèle Pedinielli

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Gabriella, la « fille » du Poulpe, débarque près de Florence pour aider ses vieux amis à sauver, après une crue spectaculaire de l’Arno et de son affluent, ce qui peut l’être des trésors que recèle l’Institut Ernesto de Martino, un centre de collecte et d’archivage de chansons italiennes.

Un squelette est découvert dans l’une des caves du bâtiment…

Sous le titre « Les flots rances de l’Arno », avec en épigraphe de chaque chapitre des vers extraits de « Contessa », l’hymne des mouvements contestataires du Mai-68 italien, Michèle Pedinielli tricote ici un épisode particulièrement réussi de la collection « La Fille du Poulpe ».

Elle met au service de ceux qui luttent pour la justice et la liberté, dans un monde lui aussi en pleine crue, son écriture précise, acérée mais aussi élégante. Sa dédicace ne laisse planer aucun doute : « Pour Stefano et Lia, et pour ceux qui ne se résignent pas, en Italie et ailleurs. »

Cerise sur le cantuccini, le livre se termine par : 

« Una mattina, mi sono svegliato

O bella ciao, bella ciao, bella ciao

Ciao, ciao… »

Jocelyne Fonlupt

Les Flots rances de l’Arno
Michèle Pedinielli,
éd. Moby Dick,
2026