FESTIVAL DU LIVRE DE SÈTE

17e AUTOMN’HALLES

DU 23 AU 27 SEPTEMBRE 2026

CONCOURS DE NOUVELLES 2025

La septième édition de ce prix se déroulera du 15 octobre au 31 décembre 2025. Elle distinguera les meilleures nouvelles inédites par des auteurs français ou étrangers, écrites en français, à caractère littéraire, au style libre et au thème imposé :

MON ÎLE MYSTÉRIEUSE


Ce thème s’inscrit comme chaque année dans la thématique du Festival : la mer en partage.

Le thème 2025 célèbre les 150 ans de la parution de L’Île mystérieuse de Jules Verne, dont l’arrière-petit-fils, Jean Verne, préside le Concours 2025.


DÉCOUVREZ LE RÈGLEMENT DU CONCOURS 2025 ET LE FORMULAIRE D’INSCRIPTION

RÈGLEMENT DU CONCOURS INSCRIPTIONS

LES RENDEZ-VOUS DES AUTOMN’HALLES


Écrivain invité : Didier Amouroux

Samedi 8 novembre à 11h

Bar Le Plateau à Sète


Sous le titre Nous les Guilhems de Montpellier, nos 3 châteaux et la Vierge noire on découvre un roman historique à l’aube de l’an 1000. Au cœur du Moyen Âge, une dynastie visionnaire, celle des neuf Guilhems et de Marie de Montpellier fonde et fortifie la cité en deux siècles de luttes et d’aventures. Les lecteurs découvriront le brassage des artisans locaux, canabassiers, drapiers, merciers, tonneliers, orfèvres, changeurs, mégissiers sur le Merdanson, apothicaires, épiciers, fripiers, laboureurs, marchands de tous pays, médecins, pèlerins, hommes d’Église… Sortent de terre les châteaux des seigneurs et leurs églises , déambulent les processions de la Vierge qui figure toujours sur le blason de la ville.

Né lui-même à Montpellier, Didier Amouroux se lance en littérature en 2003 avec l'écriture de l’Histoire des Caisses d'épargne en Languedoc Roussillon édité par Privat. En 2024, il publie Au Pic Saint Loup, avec ou malgré vous ? chez 5 Sens Éditions.


Exposé historique et photos 

Entrée libre, vente (21€) et dédicace sur place

Nous les Guilhems de Montpellier (éditions Complicités - 2025)

contact@lesautomnhalles.fr


Bar le Plateau

2 rue des 3 Journées, Sète


LE BLOG DES AUTOMN’HALLES

par Marie-Ange Hoffmann 31 mars 2026
Le titre du roman nous fait pressentir que, du ciel, viendra une catastrophe ; on en a la confirmation dès la première page : Il sonde le ciel, bouilli de colère, poings collés sur les hanches, un ciel qui a la couleur des mauvais jours. Il, c’est Bo, un petit garçon qui vit seul avec sa mère tandis que celle-ci s’éteint lentement, vaincue par ses démons. Partout dans cette histoire, les démons menacent et agissent, dans le ciel quand il déverse ses trombes d’eau destructives, comme dans le cœur des hommes en souffrance. Bo, dont nous faisons la connaissance au début, se dévoile à nous, nature rebelle, insolente et tout endolorie. Il fait le brave, façon de surmonter sa solitude et ses blessures, désespéré de ne pouvoir aider sa mère dont il supporte avec tendresse et ténacité les humeurs et les fugues. Il ne cesse de songer aux pupilles trop noires de sa mère. Son corps, une guerre molle où se livrent des combats invisibles. Le gamin le voit et il n’y peut rien . C’est lui qui bientôt nous mène à Isaac, homme bourru, taiseux, un peu sauvage mais à la bonté sous-jacente qui vit solitaire dans une maison en bois bâtie de ses propres mains au bord de la rivière, précisément là où Bo veut piéger des écrevisses pour les apporter à sa mère. À ces deux personnages pétris de souffrance et de solitude se joint Alma, jeune voisine de Bo, une déracinée optimiste qui se gave de guimauves et de sucreries. Elle aussi, un jour, partie. Fuyarde décidée. Et elle était arrivée là, par le hasard de tous les pas qu’elle avait faits dans ses chaussures usées jusqu’à la corde. C’était en posant le pied dans cette rue que sa semelle droite, finalement, s’était trouée. Et Alma s’était arrêtée. Alors qu’une tempête incroyable se prépare et commence à sévir et dévaster êtres vivants et nature— Le ciel est un poumon immense. Il se mêle à la terre, engloutit les couleurs. La ville enrage —le destin fait se rencontrer ces trois personnages, tous les trois très seuls et en lutte contre leurs démons, chacun à leur manière. N’ayant d’autre choix que de fuir le cataclysme qui s’est abattu sur eux et leurs habitations de fortune, ils vont trouver, malgré eux, la force de s’en sortir ensemble et de refonder un foyer, même provisoirement. Des liens vont se créer, sur le chemin difficile d’une réparation hypothétique mais souhaitable. En expérimentant de façon forcée mais inéluctable le partage, la proximité, l’échange, ils saisissent la chance de se libérer de leurs blessures, de miser sur la confiance et de refouler la peur de l’inconnu et de l’exil, car les vents ne se sont pas contentés d’emporter les choses, ils ont aussi changé les gens . Le récit est porté par la force naturelle de ses dialogues aux sons charnels et simples qui emportent le lecteur à côté des personnages sur le chemin de l’apaisement après la tempête. L’autrice, qui travaille dans le cinéma, sait évoquer dans ce premier roman très impressionnant, les images, les sons, les atmosphères où la poésie n’est pas absente. Marie-Ange Hoffmann Le ciel l’a mauvaise Éléa Marini Éditions de l’Olivier (2026)
par Jean-Renaud Cuaz 25 mars 2026
ÉDITO Alors qu’il se rapproche à grands pas, le Festival du Livre de Sète s’apprête à changer de présidence. En annonçant ma démission le 18 mars au Conseil d’administration des Automn’Halles, je clos un chapitre fait d’engagement, d’énergie et de convictions. D’abord responsable de sa communication, puis en tant que président, je me suis évertué, avec une équipe enthousiaste, à donner à notre festival et à ses rendez-vous littéraires une visibilité réelle, une place plus affirmée dans le paysage culturel sétois. La raison de ce renoncement ? Une présumée interférence avec ma qualité d’éditeur, activité certes gratifiante mais à but non lucratif. Au moment de passer le relais, un regard rétrospectif n’appelle ni euphorie ni regret excessif, mais une forme de lucidité. Car le contexte dépasse largement les murs d’un événement local. Les États généraux de la lecture pour la jeunesse ont révélé une réalité préoccupante : une majorité de jeunes éprouve des difficultés face à la lecture. Dès lors, la question n’est plus seulement d’organiser un festival, mais de comprendre à quel public il s’adresse. Je veux croire aux initiatives portées notamment par le Centre national du livre pour raviver le désir de lire. Car à Sète comme ailleurs, l’enjeu est clair : célébrer le livre ne suffit plus. Il faut désormais reconquérir ce désir, avec conviction, patience et humilité. Jean-Renaud Cuaz Président démissionnaire des Automn’Halles
par Jocelyne Fonlupt 18 mars 2026
Joli roman qui s’inspire des amours de celui qui n’est pas encore Stendhal. La Sérénissime dévoile ses charmes au travers de ce roman épistolaire parfaitement maîtrisé. Et l’on découvre avec bonheur le rôle du Sigisbée dans la brillante Venise du XVIIIe siècle, cet homme choisi par l’époux pour servir de chevalier servant à son épouse. La belle Catarina, couverte de dettes laissées par son défunt époux, vit désormais au couvent. Sa fille Giulia, née du trio amoureux, lui a été enlevée encore enfant par l’un de ses pères. Par le truchement de son ami Henri Beyle, Catarina lui fait parvenir des lettres pour tenter de lui rendre sa véritable histoire… Toute la grâce et tout le charme de Venise avant que les armées napoléoniennes ne les éteignent . Jocelyne Fonlupt Le Sigisbée Mathilde Desaché Éditions Finitude (2026)
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